Pascale Guillaumin
Besoin d'écrire désir de (se) dire

à propos du côté écriture...

Pascale Guillaumin

Adolescente, j'écrivais en secret comme beaucoup d'autres. Devenue mère de famille, je me mets à écrire de plus en plus souvent. Pour fixer, pour m'apaiser, pour le plaisir d'inventer. C'est selon.

Mes lignes éparses se changent en pages entières, en passages complets de romans, de nouvelles ou de récits. Il me faut non seulement des idées mais aussi du temps, beaucoup de temps. Rien qu'à moi. Pas morcelé.

Le besoin d'écrire gagne du terrain ; j'écris chaque soir, de plus en plus tard dans la nuit jusqu'au matin que je n'ai pas vu venir et où surgissent les terribles questions « Pourquoi j'écris ? Pourquoi d'autres écrivent-ils ? Que vaut ce que j'écris ? ».

Tout devient flou, instable.

Je souhaite comprendre. Me comprendre. En parler autour de moi. Mais impossible... Qui n'a jamais eu envie d'écrire ne peut pas appréhender tout ce que l'action d'écrire embrasse. Au doute s'ajoute un sentiment d'incompréhension, de solitude. J'aimerais poser la question aux écrivains publiés. Mais où ? Comment ? Les rencontres se font rares. Et puis, il est si difficile d'avouer que l'on écrit tant que l'on n'a rien publié ! L'écriture reste notre jardin secret, n'est ce pas ?

C'est parce que j'ai connu toutes ces interrogations que je me suis mise à chercher, à guetter chaque ligne susceptible de m'expliquer pourquoi tant d'hommes et de femmes s'étaient engagés et s'engageaient toujours dans l'aventure de l'écriture.

Rassurée, réconfortée par tous les propos recueillis, je continue d'écrire ; trois romans et une centaine de textes voient le jour. Certains d'entre eux paraissent dans des revues (Encres vagabondes et Lieux d'être).
Osant enfin avouer que j'écris, je rencontre de plus en plus de passionnés d'écriture. Ces échanges viennent alors me rappeler combien amarrés à notre crayon ou à notre clavier nous sommes nombreux à nous sentir seuls, déboussolés, égarés face à notre page ou notre écran ; les citations qui demeurent enfouies dans un de mes tiroirs, il me faut les sortir, en faire profiter ceux et celles qui s'essoufflent et s'apprêtent parfois à tout abandonner.

D'où ce livre « Besoin d'écrire, désir de (se) dire » qui se veut être un lieu d'échanges où les questions les plus courantes sont déjà exprimées et où vous pouvez vous rendre en toute discrétion afin d'écouter des écrivains vous confier leur vécu.

Je l'ai écrit pour vous aider à vous retrouver, à identifier votre rapport à l'écriture et donc à développer votre singularité.

Bonne lecture à vous et ...
bonne écriture !

Pascale Guillaumin